Val Cygne 500x481Les plaines de la Scarpe et de l’Escaut constituaient dans le passé une riche terre d’aquaculture. En effet, rivières, marais et étangs permettent l’élevage, la chasse et la pêche d’espèces variées : poissons (carpes, brochets, anguilles, esturgeons), crustacés (écrevisses), oiseaux d’eau (oies, canards, cygnes). A partir du Moyen Âge central, la pêche en rivière, en eaux vives, se double d’une pêche en étangs, c’est-à-dire en eaux stagnantes, qui résulte de nouvelles conditions hydrologiques des cours d’eau et de l’introduction de la carpe en Europe occidentale à partir de 1200. Dès lors, les viviers connaissent un développement important et marquent désormais le paysage fluvial médiéval en France et dans les régions septentrionales des anciens Pays-Bas (Flandre, Artois, Hainaut, Brabant), au coeur du bassin de l’Escaut .

Le développement de ces réseaux d’étangs piscicoles est souvent concomitant à l’implantation des abbayes et du pouvoir seigneurial dans la région. Les archives nous renseignent sur les modalités de gestion de la ressource animale dans les plaines de la Scarpe et de l’Escaut, avec des témoignages exceptionnels de pratiques aquacoles on ne peut plus originale (canardières, etc.) en Europe du Nord-Ouest. Il s’agit là de fournir un aperçu inédit sur ces pratiques aquacoles pour le territoire du Haut-Escaut au Moyen Âge et à l’époque moderne. (...) . Pour lire la suite, cliquez ici.

Texte : Laëtitia Deudon. Doctorante en Histoire environnementale & en Géohistoire – Université polytechnique des Hauts-de-France (Calhiste EA 4343 / CRISS – Pôle Territoires) / Université de Montréal

Source : Carnet de recherche interdisciplinaire sur l'histoire et l'archéologie de la vallée de l'Escaut.

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Illustration : Louis de la Fontaine, Antiquités de Valenciennes, BM Douai, Ms 1183, f°9. L’enluminure ici réalisée par Hubert Cailleau illustre un cygne volant. Un homme est en train de chasser les cygnes à l’arc. URL : http://initiale.irht.cnrs.fr/codex/2075