ostrevant018 2La question est régulièrement posée : doit-on écrire Ostrevant avec un « a » ou avec un « e » ? Sur le plan historique, c’est le terme Ostrevant qui s’impose. Aussi, est-il regretable que les deux termes cohabitent aujourd'hui. Explications.

 

L’Ostrevant, un territoire

Pour situer l’Ostrevant, disons qu’il s’agit globalement d’un territoire naturel bordé par un fleuve, l’Escaut (Scladis), et ses deux affluents, la Scarpe (Scarbus) et la Sensée (Satis). Mais cette délimitation est un peu trop « parfaite » pour être satisfaisante. En effet, au cours du temps, bien des villes et villages de la rive droite de l’Escaut ont également été intégrées dans l’Ostrevant, et ce via la châtellenie de Bouchain. Mais, reconnaissons-le, les limites territoriales de l’Ostrevant n’ont jamais été définies de façon incontestable.

Depuis quand ?

De la domination romaine sur la Gaule, naissent les provinces, et plus précisément chez nous la très vaste province dite de Belgique allant du Rhin à la Seine et à la Saône. Dans cette province, le territoire des anciennes tribus gauloises devient des « civitas » et ces dernières sont divisées en « pagi ».

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Chez nous, cela donne la « civitas Atrebatorum » (le « pays » des Atrebates, dont la capitale est Nemetacum, c’est-à-dire Arras). L’un des « pagus » situé le plus à l’Est dans cette « civitas » est le « pagus Austrovadensis », terme qui deviendra Osterban (Austerbannum, pays de l’Est), puis Ostrevant par évolution linguistique du « b » en « v ».

Dudzinski150© Francis Dudzinski-Ozdoba.

Passeur d'Histoire.

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Sources : Le livre "Denain et le denaisis, histoire d'un bassin industriel".